Une fois n’est pas coutume, enfin si en fait, parce que ça n’est pas pour une fois, mais voilà encore une tradition française qui prend ses racines dans l’antiquité et une époque « païenne ». Cela commence par le printemps période de renouveau qui est associé à des fêtes honorant la fertilité.

À l’antiquité

En Grèce avec la célébration de la mère de tous les dieux majeurs : Rhéa, la fête du printemps prend un visage. Voici une mère dont le mari a été prévenu qu’un de ses descendants usurperait son trône. Ainsi, Son titan de mari, Chronos, décide pour pallier ce risque, de manger tous ses enfants. La mère choisit alors la duperie pour tromper la vigilance du père indigne et lui donne en guise de fils à manger, une pierre enveloppée dans un lange. L’histoire retiendra que le nouveau-né ainsi sauvé n’était autre que Zeus qui en effet deviendra, à la place de son père, chef de l’Olympe et de tous ses dieux. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est cette mère courageuse et dévouée à ses enfants, qui était glorifiée dans une fête en son honneur au début du printemps. Un peu plus tard, elle sera aussi confondue avec Cybèle déesse représentant notamment la fertilité. À Rome, les deux fêtes persistent sous les noms de Matronalia et Hilaria, toujours au printemps. Rhéa Déesse honoré à la première fête des mères.

Dans les pays anglo-saxons

Les religions monothéistes arrivant, la mère de toutes les mères, Marie ne peut que difficilement incarner la fertilité par sa virginité. Néanmoins, on retrouve lors du quatrième dimanche du carême une référence au lait nourricier dans un chant grégorien et la volonté de se regrouper à cette occasion dans l’église mère d’une région. C’est sur cette base religieuse que l’Angleterre officialise un « mothering day » en fin de carême dès le XVe siècle. Même si cette célébration était avant tout religieuse, le congé qui en découlait permettait aux domestiques de rentrer chez eux pour une rencontre de famille. L’occasion d’aller visiter leur mère. Aux États-Unis, Ann Maria Reeves Jarvis est investie dans l’aide aux mères et enfants laissés seuls après la guerre de Sécession. Elle rêve de créer « un jour de l’amitié pour les mères » pour réconcilier les familles meurtries par la guerre. Julia Ward Howe, poétesse, suffragette et pacifiste entre autres, rêve de son côté d’un regroupement de femmes qui œuvrerait pour la paix elle instaure ainsi le premier « mother’s day proclamation » à Boston en 1872. À la mort de sa mère en 1905, Anna Jarvis souhaite honorer sa mère et son œuvre et veut généraliser le Mother’s day dans tous les états. Publiciste, elle va aller d’état en état pour promouvoir son projet et chaque état ratifie à son tour le « Mother’s day ». Finalement, en 1914 le président Wilson voyant le nombre d’états ayant ratifié ce jour augmenté, il officialise ce jour de la fête des mères au 2e dimanche de mai. Il voit alors dans cette fête une occasion d’unité à la veille de la première guerre mondiale. fondatrice du Mother's day américain, origine de la fête des mères.

Fête des mères en France

C’est encore le printemps que Napoléon choisit en 1806 pour créer la fête des mères en France. L’idée est bonne, mais ne fait alors pas recette et le projet ne fait pas suite. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour revoir l’idée réapparaître plus comme une fête des enfants afin de favoriser la natalité. En 1896 Jacques Bertillon, médecin et démographe, crée l’alliance nationale pour l’accroissement de la population de la France. L’objectif : repeupler la France par une campagne nataliste et une journée nationale pour honorer les pères et mères de famille nombreuse. Prosper Roche en 1906 crée l’Union fraternelle des pères de famille méritants d’Artas (petite commune d’Isère) qui organise une cérémonie de remise de diplôme de Haut mérite maternel. Mais c’est une autre guerre qui fait rentrer la fête des mères en France. Les troupes du Général Pershing sont cosmopolites et notamment américaines, anglaises et françaises. Il leur fait distribuer des cartes pour envoyer pour le Mother’s Day et fait filmer cette initiative par la Gaumont. En 1920, elle est complétée par une nouvelle nécessité de natalité, c’est la création d’une fête des mères de famille nombreuse, qui ne sera officielle qu’en 1926 avec des remises de médailles de la famille française pour remercier les mères de famille nombreuse. Médailles d'honneur offertes aux mères de familles nombreuses En 1942, alors que le maréchal Pétain s’adresse aux femmes pour glorifier leur rôle pour créer des hommes sains, il n’est donc nullement à l’initiative de cette fête. C’est finalement en 1920 que les textes de loi relatifs à une fête des mères sont intégrée dans le code de l’action sociale et de la famille. Et l’organisation de cette fête fixée le dernier dimanche de mai (sauf si c’est la pentecôte) est confiée au ministère en charge de la famille.

La tradition des cadeaux

La fête a toujours été associée à des cadeaux puisque dès l’époque romaine, les femmes se regroupaient au temple de Junon pour y recevoir des cadeaux. Aux États-Unis, Anna Jarvis s’est très vite battue contre l’aspect commercial de cette fête qui selon elle travestissait l’esprit de cette journée. Notamment, lors de la première année de cette fête ne pouvant être présente à une cérémonie en l’honneur de sa mère, elle avait fait livrer des œillets blancs. Elle avait ensuite regretté que des œillets soient mis sur un timbre créé en l’honneur de cette fête, car cela entérinait selon elle un lien entre la fête et les fleuristes.

Le fait main

Depuis des années, on voit apparaître dans les lieux d’accueil pour enfants allant de la crèche à l’école des cadeaux faits par les enfants.  Il représente l’amour que l’enfant a pour sa mère bien plus que les achats commerciaux. Cependant, lorsque l’on a 30, 50, 70 ans offrir le collier de pâtes ou l’empreinte de main en pâte à sel semble avoir moins de charme. C’est pour cette raison qu’en respectant le plaisir d’offrir quelque chose de personnalisé Mémo-Livre vous propose d’offrir votre amour par vos souvenirs. Vous pouvez lui offrir une carte-cadeau pour qu’elle raconte son histoire dans un livre biographique. Peut-être voulez-vous offrir un cadeau collectif : offrez lui les meilleurs souvenirs que vous avez elle dans un élégant coffret des souvenirs (une fiche = un souvenir). Nous vous proposons aussi de parler des souvenirs qui font votre amour pour elle pour qu’il soit joliment mis en valeur dans un poème sur un parchemin tendresse.  Le cœur d’une mère est le chef-d’œuvre de la nature. Citation d’André Grétry ; Les mémoires ou essais sur la musique (1797) Merci pour les informations sur leurs sites :
  1. https://iletaitunefoislebijou.fr/2020/06/les-bijoux-de-la-fete-des-meres/
  2. https://www.lexpress.fr/styles/fete-des-meres-origine-date-symboles-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-ce-jour_1791574.html
  3. https://www.caminteresse.fr/culture/dou-vient-la-fete-des-meres-1142658/
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_M%C3%A8res#Aux_%C3%89tats-Unis

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